5 conseils pour mieux dormir

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Retrouver un bon sommeil peut s’avérer difficile, pourtant certaines bonnes habitudes peuvent permettre de retrouver une qualité et une quantité suffisante de sommeil, ce que le docteur Manuel Hattinguais vous propose de découvrir aujourd’hui :

  1. Réguler son horloge interne : notre horloge biologique est l’une des clés de notre cycle sommeil-activité. Située dans le cerveau, elle est physiologiquement reglée sur une moyenne de 24h mais peut toutefois varier de 23h30 à 24h30 selon les personnes. Le facteur le plus important pour réguler son horloge interne est la lumière, c’est pourquoi une légère exposition matinale facilite le réveil. A contrario, elle est à proscrire la nuit, même celle des appareils en veille qui risque de perturber notre qualité de sommeil. Autre facteur important : l’activité physique. Faire du sport après 19h stimulerait l’éveil et pourrait être source d’insomnies nocturnes. A l’inverse, l’exercice physique en journée stimule la « bonne fatigue » qui nous aide à nous endormir naturellement le soir.
  2. Adopter des horaires réguliers : Notre horloge interne détermine les horaires fixes de nos cycles de sommeil. Peu importe que l’on soit du matin ou non, l’important est de ne pas imposer de gros décalage à son organisme. Il faut savoir écouter les signaux (fatigue, bâillement, baisse de l’attention) indiquant à notre corps qu’il étant d’aller faire une bonne nuit de sommeil. En effet, un coucher tardif nous prive d’une partie du sommeil profond, le plus récupérateur et qui se trouve surtout en première partie de nuit. Par exemple, mieux vaut éviter les grasses matinées trop longues et à la place compenser le manque de sommeil par une petite sieste dans la journée pour ne pas perturber le rythme de lever et de coucher.
  3. Eteindre les écrans : la lumière bleue renvoyée par les écrans contribue à diminuer la sécrétion de notre hormone de sommeil, la mélatonine. Ainsi, utiliser une tablette, un ordinateur, une télévision ou un mobile une heure avant de dormir est fortement déconseillé. Par ailleurs, ces activités sont généralement stimulantes et font monter le taux de cortisol, hormone du stress qui favorise l’éveil. Troquer son écran contre un livre ou une liseuse est donc vivement conseillé pour éviter les insomnies.
  4. Privilégier certains aliments : la nutrition est une composante essentielle pour notre santé, y compris pour la qualité du sommeil. Certains nutriments tels que la vitamine C (agrumes, poivrons, fraises, kiwis), les oméga 3 (poissons gras) ou ceux dans lesquels on trouve de la mélatonine (noix, asperges) sont à privilégier lors du dîner. Enfin, certains aliments ne contiennent rien de tout ça, mais contribuent à la production naturelle de cette hormone par le corps : il s’agit par exemple de la banane, l’ananas, les dattes, la mangue ou encore la tomate.
  5. Opter pour une sieste : on ne cessera jamais de le répéter, une petite sieste de 20 à 30 minutes dans l’après-midi permet de rester en forme pour le reste de la journée et d’être davantage productif en limitant les instants de somnolence. Une sieste de 90 minutes peut également être très réparatrice en cas de nuit courte. En revanche, au-delà de 90 minutes, vous risquez de perturber votre horloge interne et d’avoir du mal à vous endormir une fois la nuit tombée.

 

3 préjugés sur l’autisme

A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme du 2 Avril, Manuel Hattinguais propose de revenir sur ce qu’est l’autisme et quels sont les préjugés sur celui-ci en retranscrivant une vidéo visionnable ici : https://www.youtube.com/watch?v=6qutfvx8jCo

Revenons un peu sur les faux clichés qui tournent à propos de l’autisme.

Tout d’abord, près de 9 français sur 10 pensent qu’une personne autiste reste dans son monde parce qu’elle ne parvient pas à communiquer, ce qui est totalement abbérant.

A ce sujet, Bruce, de la chaîne Youtube « e-penser », explique : « En effet, les autistes semblent totalement coupés du monde, pour autant il faut bien comprendre que c’est une condition qui peut évoluer si elle est prise suffisamment tôt et si elle est traitée par des gens qui sont compétents et qui savent comment faire. Effectivement, on ne peut pas développer le langage chez un autiste de la même manière que chez quelqu’un qui n’est pas autiste. En revanche il existe d’autres façons de communiquer et d’améliorer les méthodes de communication. » Lire la suite

Le flair des chiens pour détecter des cellules cancéreuses

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Le chien et son incroyable flair pourraient sauver des vies car le cancer a une odeur et tout le projet est parti de là, piloté par ces chercheuses de l’institut Curie : comment se servir des compétences olfactives du chien pour détecter le cancer à un stade précoce. Les premiers essais ont porté sur le cancer du sein.

« A ces patientes, nos chirurgiennes ont proposé d’appliquer la veille de l’intervention chirurgicale une compresse qu’elles appliquaient sur leur sein malade et qu’elles laissent en contact toute la nuit » nous explique Aurélie Thuléau, chef de projet Kdog. Lire la suite

Endodiag, vers un meilleur diagnostic de l’endométriose

Au moins une femme sur dix souffre d’endométriose. Cette maladie très courante, mais aussi encore très méconnue, commence à sortir du tabou. Les femmes en souffrant attendent avec impatience une meilleure prise en charge, aussi bien en termes de diagnostic que de traitements.

Le centre de l’endométriose de l’hôpital Paris Saint Joseph répondra vendredi prochain, à l’occasion de la Semaine européenne de lutte contre l’endométriose, aux questions et présentera les avancées dans la recherche pour la lutte contre la maladie. Le centre parlera également d’Endodiag, une entreprise qui travaille sur un diagnostic de cette maladie à partir d’un simple échantillon de sang.

Un diagnostic tardif

Rappelons que l’endométriose est une maladie chronique gynécologique : l’endomètre, tissu utérien à l’origine des règles quand il n’y a pas fécondation, se déplace vers d’autres organes, provoquant kystes et lésions dans les ovaires, la vessie, les trompes et peut même aller jusqu’au poumon et diaphragme. Cette maladie est très difficile à diagnostiquer car les signaux (douleurs pelviennes, douleurs pendant les règles) sont à la fois variés et banalisés. Si bien qu’aujourd’hui, les patientes attendent près de sept ans entre les premières plaintes et un diagnostic ferme…

endodiagEndodiag, un diagnostic sous forme de prise de sang

C’est début 2011 qu’a été créée Endodiag. Cette entreprise fondée par un gynécologue, une ingénieure biomédicale, un business développeur et un biologiste ont pour objectif de parvenir à diagnostiquer la maladie d’une simple prise de sang. En d’autres termes, un moyen plus simple et plus rapide qu’une intervention chirurgicale, moyen beaucoup plus lourd, coûteux voire parfois traumatisant. Une échographie pelvienne et une IRM peuvent également être pratiqués à la place de la chirurgie, néanmoins les résultats ne sont pas aussi précis.

La cofondatrice d’Endodiag espère une mise sur le marché d’ici deux ans. Pour l’instant, le produit est à l’état de recherche, annonce Eric Sauvanet, docteur chirurgien gynécologique du centre de l’endométriose.

Cécile Réal, l’ingénieure médicale et une des fondatrices de l’entreprise annonce également que la maladie étant évolutive, au plus tôt elle est prise en charge, au mieux elle est traitée. Une prise en charge rapide permet en effet d’alléger de souffrances inutiles, de prévenir des lésions pouvant endommager les organes à long terme et de limiter les problèmes d’infertilité (30 à 40 % des patientes atteintes souffrent également d’un problème d’infertilité)

Vers un dépistage de masse

Eric Sauvanet, affirme que cette piste du diagnostic par prise de sang pourrait permettre un dépistage de masse, en particulier auprès des femmes qui n’ont pas accès à un centre spécialisé ou un personnel formé sur l’endométriose. S’il réussit, le test pourrait également fournir des résultats précis, contrairement à l’imagerie qui donne parfois des résultats normaux même chez les patientes atteintes d’endométriose.

La solution permettrait par ailleurs de réaliser une économie considérable pour la Sécurité Sociale (imageries inadéquates à répétition, actes chirurgicaux, arrêts maladie…)

Attentes pour des traitements adaptés

Outre le diagnostic, une autre problématique à prendre en compte est bien sûr celle du diagnostic. Adapter les thérapies est donc crucial, surtout maintenant où beaucoup de patientes se trouvent dans l’impasse. Car la seule solution actuelle réside en la prise de piule en continu pour supprimer les règles. Un traitement qui soigne les douleurs mais pas la maladie en elle-même, d’autant plus que 10 à 15 % des malades ne supportent pas bien le traitement hormonal.

 

Manuel Hattinguais